A travers un récit captivant, Pierre Verluise [1] nous
fait revivre les événements majeurs qui ont marqué la fin du XXème
siècle : la chute du mur de Berlin et l’effondrement du camp
communiste.
La victoire de la démocratie sur la dictature et celle de
l’économie de marché sur le socialisme, loin de signifier la
« fin de l’histoire » telle que l‘avait
claironnée Francis Fukuyama [2], nous ont légué un monde instable
et par conséquent imprévisible.
Même si les Etats-Unis sont devenus l’unique
superpuissance globale et que le continent européen, à commencer
par l’Allemagne, est de nouveau uni, la paix et la prospérité
promises au monde par le camp occidental, il y a vingt ans,
semblent être encore une frontière
infranchissable.
En effet, le vent du changement, dont j’ai eu la
chance de sentir les effets à Saint-Pétersbourg en août 1993, et
qui avait balayé les démocraties populaires les unes après les
autres (1989) avant d’abattre l’Union soviétique
(1991), a aussi laissé de profondes blessures, qui ne sont pas
totalement refermées en ce début de XXIème
siècle.
Un
moment américain
Pierre Verluise nous
rappelle la stratégie soviétique qui a consisté, à partir de
l‘arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, en mars 1985, à
associer l’Occident au partage du fardeau financier du camp
socialiste. La principale motivation de la perestroïka
était de libéraliser la politique intérieure soviétique pour rendre
acceptable aux yeux du camp occidental son parasitage par le bloc
socialiste.
Le principal instrument
de cette politique a été l’endettement soviétique auprès des
pays d’Europe occidentale.
La direction soviétique
espérait s’aliéner cette dernière en suspendant le paiement
de sa dette extérieure, ce qui s’est effectivement produit le
4 décembre 1991 [3].
Dans le même temps,
l’accession de Mikhaïl Gorbatchev au Kremlin a permis
d’accélérer la fuite des capitaux soviétiques, dont le
montant qui a atteint entre 25 et 100 milliards de dollars en
décembre 1991, avait le potentiel de déstabiliser les places
financières occidentales.
Cette stratégie
délibérée d’endettement et de fuite des capitaux avait pour
but d’ancrer la zone soviétique à la sphère de prospérité
occidentale.
D’ailleurs, la
proposition gorbatchévienne de « Maison commune
européenne » dès octobre 1985 démontrait que l’Europe
de l’Ouest était devenue la priorité stratégique de
l’URSS.
A travers cette idée,
Moscou espérait imposer une nouvelle construction européenne en
excluant les Etats-Unis et en incluant
l’URSS.
A partir de 1988-1989,
le Kremlin va perdre en partie le contrôle de cette remarquable
stratégie.
Sur le plan interne
pendant l’année 1988, le pays a dû faire face à
l’exacerbation des tensions nationalistes, notamment dans le
Caucase. Sur le front extérieur, le maître du Kremlin donnait le
signal du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan et
signifiait son rejet de la doctrine Brejnev, en octroyant
l’indépendance aux partis communistes d’Europe de
l’Est.
Un an plus tard, malgré
une tentative de relance du projet de « Maison
commune », l’URSS acceptait la désintégration du bloc
de l’Est.
En juin 1991,
l’élection de Boris Eltsine à la présidence de la Fédération
de Russie et le putsch contre Mikhaïl Gorbatchev au mois
d’août suivant ont accéléré la désintégration de
l’Union soviétique qui cessait formellement d’exister
le 25 décembre de la même année, après la démission du maître du
Kremlin. La stratégie soviétique venait d’échouer, pas
uniquement pour ses insuffisances ou pour des raisons internes
(impossibilité de réformer le système) mais aussi et surtout à
cause de la stratégie américaine.
En effet, dès
l’entrée en fonction de l’administration Reagan en
janvier 1981, les Etats-Unis se sont employés à asphyxier leur
adversaire communiste. La forte croissance du budget de la défense
et le lancement de l’initiative de défense stratégique (IDS,
guerre des étoiles) a eu pour objet d’entraîner l’URSS
dans une course technologique qui a fini par épuiser les ressources
de l‘« empire du
mal ».
Dix ans après
l’accession de Ronald Reagan à la Maison Blanche, le mur de
Berlin était tombé, l’Allemagne était réunifiée, à
l’intérieur de l’OTAN, et l’effondrement de
l’URSS était en marche.
Ce dernier événement
signifiait la fin du monde bipolaire hérité de la seconde guerre
mondiale.
L’éclatement de
l’Union soviétique a provoqué un choc d’une violence
inouïe en Russie puisqu‘elle s’est toujours définie
comme un empire en expansion.
Le pays est alors entré
dans une période de très fortes turbulences économiques, sociales
et politiques (1992-1998). La faiblesse de l‘État central
russe a permis son infiltration par les structures mafieuses, qui
ont contrôlé jusqu’à 40% de l‘économie et 80% du
secteur commercial. Il a fallu attendre l’année 1999, et
l’élection de Vladimir Poutine, pour constater les premiers
signes concrets du redressement
russe.
Les Etats-Unis ont
naturellement profité de l’affaiblissement de la Russie pour
élargir leur influence en Europe et accueillir dans l’OTAN
les anciens satellites est-européens de Moscou. Le 8 juillet 1997,
lors du sommet de l’OTAN à Madrid, la Hongrie, la Pologne et
la République Tchèque ont été invitées à entamer le processus
d’adhésion qui se conclura par leur entrée dans
l’organisation militaire le 12 mars 1999, soit dix ans à
peine après la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989). Le 29 mars
2004, quatre autres pays d’Europe de l’Est (Bulgarie,
Roumanie, Slovaquie et Slovénie) et trois anciennes républiques
soviétiques (les États baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie) ont
officiellement adhéré à l’Alliance
atlantique.
A ce stade, comme le
relève Pierre Verluise, il est intéressant de constater que tous
les pays anciennement communistes ont tenu à adhérer à l’OTAN
avant de devenir membres de l’Union
européenne.
Les années 1990 ont donc
permis aux Etats-Unis de devenir la seule superpuissance mondiale,
puisque selon Zbigniew Brzezinski « aucune puissance ne
peut prétendre rivaliser dans les quatre domaines clés - militaire,
économique, technologique et culturel - qui font une puissance
globale ».
Mais, l’aube du
nouveau siècle va dévoiler les limites de l’hyperpuissance
américaine. En 2001, les attentats terroristes de NewYork ont
provoqué l’intervention des soldats américains en Afghanistan
pour déloger les talibans et surtout, l’occupation de
l’Irak à partir de mars 2003 a tourné à
l’embourbement.
C’est pourquoi la
période 2001-2003 est considérée par l’auteur, à juste titre,
comme le début de la fin du « moment
unipolaire ».
Il constate aussi, avec
raison, que les Etats-Unis et la Russie n’ont pas été les
seuls à déployer des stratégies sur le continent européen, ce qui
lui permet d‘attirer notre attention sur la spécificité et la
complexité de la relation
franco-allemande.
Les ambiguïtés de la relation
franco-allemande
Le traité de
l’Élysée, signé le 22 janvier 1963 entre le Général de Gaulle
et le Chancelier Konrad Adenauer, est traditionnellement considéré
comme le document fondateur de la relation franco-allemande
d’après-guerre.
Or depuis, cette
relation a démontré toute l’ambiguïté voire
l’opposition qui existe entre les deux pays sur des questions
aussi cruciales que l’avenir de l’Europe économique,
politique et militaire, ou que ses liens avec les
Etats-Unis.
Dès le départ, l’objectif du Général de Gaulle
était d’arrimer la République fédérale d’Allemagne
(RFA) à une structure européenne supranationale, afin
d’éviter qu’elle ne retrouve sa puissance politique
passée.
Dans l’esprit du Général, l’Europe se devait
d’être une puissance indépendante de
Washington.
Pourtant, le 16 mai 1963, le Bundestag (la Chambre basse
ouest-allemande) faisait voter un préambule au traité de
l’Élysée qui affirmait la dimension atlantiste de la RFA et
donnait son accord à l’adhésion du Royaume-Uni à la
Communauté européenne.
Cette ambiguïté originelle va se poursuivre par delà les
époques et les dirigeants successifs qui ont gouverné les deux
pays. Ainsi, le président Georges Pompidou aura montré toute sa
méfiance vis-à-vis de la politique de la main tendue à l’Est
par Willy Brandt, inversement le Chancelier Helmut Schmidt refusera
l’union monétaire proposée par Valéry Giscard d’Estaing
à la fin des années 1970.
L’auteur nous montre que les élites françaises ont
fait preuve depuis la fin de la seconde guerre mondiale d’un
complexe d’infériorité doublé d’un sentiment
d’être plus « malines » vis-à-vis des
allemands. Par ailleurs, les non-dits, de part et d’autre,
issus de la guerre ont aussi pesé lourdement dans le développement
d’une relation sereine.
Mais le moment le plus difficile dans la relation
franco-allemande a été le refus de François Mitterrand de
reconnaître l’inéluctabilité de la réunification allemande
alors même que le mur était déjà tombé.
Sa visite à Berlin-est du 20 au 22 décembre 1989 et sa
croyance en l’avenir de la République démocratique Allemande
(RDA) ont été très mal ressenties par les dirigeants de la
RFA.
Au cours des années 1990, l’Allemagne réunifiée a
imposé ses vues à ses partenaires européens dans la marche vers la
monnaie unique. Ainsi, le nom de la monnaie (l’euro), les
critères de déficit (3% du budget) et de dette (60% du PIB), tout
comme l’indépendance de la Banque centrale européenne ou la
nomination de son premier gouverneur ont été le fruit de la volonté
de Berlin.
Par ailleurs, l’Allemagne a aussi exigé
l’élargissement rapide aux pays d’Europe centrale et
orientale au détriment de l’approfondissement de
l’Union européenne (UE), défendu par la
France.
L’adhésion de huit pays d’Europe centrale et
orientale ainsi que de Chypre et de Malte en mai 2004 et
l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie en janvier 2007 ont
parachevé la volonté allemande de stabiliser l‘est du
continent.
En même temps, le passage d’une Union de 15 à 27
membres a affaibli davantage la relation franco-allemande qui doit
désormais faire face à un ensemble de pays aux intérêts divergents
et qui refusent le leadership de Paris et de Berlin. Si
l’Europe veut avancer, il faut impérativement améliorer la
relation franco-allemande ainsi que renforcer ses institutions et
combler le fossé économique et social entre l’Est et
l’Ouest du continent.
Les défis
européens
Le sixième
élargissement, qui a accueilli la Bulgarie et la Roumanie en
janvier 2007, a accentué les problèmes de l’UE comme le
vieillissement de la population, l’appauvrissement relatif et
la difficulté à garder les frontières
extérieures.
Pourtant, en dépit des difficultés de gestions posées par
un ensemble hétéroclite de 27 États, de nombreux candidats
officiels, potentiels ou officieux continuent d’exprimer leur
désir d’Europe.
Ainsi, la Croatie devrait être le prochain pays à adhérer
étant donnée sa faible taille même si des problèmes subsistent
quant à la délimitation de sa frontière maritime avec la
Slovénie.
La candidature turque continue de faire débat car de
nombreux contentieux persistent comme la reconnaissance de la
partie grecque de Chypre, le problème kurde ou le rôle de
l’armée dans les affaires
d’Ankara.
Le poids démographique de la Turquie, qui devrait
disposer d’une population supérieure à celle de
n’importe quel État membre actuel, à l’horizon 2015,
constitue l’entrave la plus sérieuse à son
adhésion.
Parallèlement, Bruxelles a identifié des candidats
potentiels avec lesquels elle a signé des accords de stabilisation
et d’association (ASA) afin d’impulser un développement
pacifique des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie, Monténégro,
Serbie et…Kosovo).
Enfin, l’Ukraine et la Moldavie constituent des
candidats officieux. Mais leurs problèmes internes (instabilité
politique chronique chez le premier et séparatisme transnistrien
chez le second), sans omettre la réaction de Moscou, hypothèquent
sérieusement leurs chances
d’adhésion.
Les candidatures de ces anciennes républiques soviétiques
posent le problème des limites géographiques et financières de
l’UE.
Si l’on définit les frontières géographiques à
l’aune de l’identité culturelle, en tenant compte
notamment des principes d’égalité, de liberté et de
séparation des pouvoirs alors la Turquie et la Russie (qui a aussi
ses partisans) ne remplissent pas ces
critères.
Au niveau budgétaire, l’action de l’UE
demeure très limitée puisque son budget ne représentait que 1% du
revenu national brut des 25 États membres en
2005.
Plus inquiétant, les dépenses en recherche et
développement ne représentent que 4,5% du budget européen sur la
période 2007-2013, soit à peine 10% du budget de la politique
agricole commune (PAC).
De ce fait, il est devenu urgent de réformer le budget
pour faire face aux enjeux futurs de modernisation et de projection
extérieure de la puissance européenne.
En outre, les États membres doivent aussi parvenir à une
position commune vis-à-vis des principaux interlocuteurs de
l’UE.
Les élargissements de 2004 et 2007 ont altéré les
relations de l’UE avec la Russie, les Etats-Unis et la
Chine.
Les relations UE-Russie restent fortement marquées par
les représentations de la guerre froide.
En règle générale, les pays d’Europe centrale et
orientale tiennent à conserver leur indépendance nouvellement
acquise envers Moscou.
Cependant, les relations avec l’ancienne puissance
dominante revêtent un caractère beaucoup plus complexe, ce
qu’illustre le soutien de la Hongrie et de la Bulgarie aux
projets de transport de gaz russe en Europe. De leur coté les
russes défendent leurs intérêts, en élargissant, par exemple, leur
présence économique dans les pays
baltes.
La question énergétique demeure centrale dans les
relations UE-Russie puisque Moscou est le premier fournisseur
européen d’énergie (40% des besoins en gaz et 20% en
pétrole).
Cette situation lui permet d’engranger
d’importants bénéfices et de développer son infrastructure
énergétique pour accroître la dépendance européenne (gazoducs Nord
stream et South stream).
La Russie tire aussi avantage de l’absence de
politique énergétique commune en Europe pour négocier séparément
avec les États (Allemagne, Italie…) et imposer ses
vues.
Si les relations UE-Russie demeurent conflictuelles, les
liens transatlantiques tendent à se
renforcer.
En 1999 et 2004, l’entrée dans l’OTAN des
pays baltes et d’Europe centrale et orientale a accentué
l’influence américaine sur le vieux
continent.
L’offensive russe dans la Communauté des États
indépendants (CEI) et les relations parfois équivoques entre
l’UE et la Russie ont participé à la consolidation de
l’emprise de Washington sur l’Europe de
l’Est.
Cette réalité nouvelle a fait évoluer la position
française sur l’opportunité de revenir dans le commandement
intégré de l’OTAN qu’elle avait quitté en
1966.
A partir de mai 2007, l’élection à la présidence de
Nicolas Sarkozy va jouer un rôle de catalyseur dans le retour de
Paris dans le commandement intégré.
Depuis le début du XXIème siècle, l’affaiblissement
militaire relatif et la perte de prestige des Etats-Unis, dus à ses
interventions militaires en Afghanistan et en Irak, ainsi que la
grave crise économique qui secoue le pays depuis septembre 2008,
ont aussi eu de fortes répercussions au Japon et dans
l’UE.
L’élection d’un métis, Barack Obama, à la
Maison Blanche en novembre 2008 a soulevé d’immenses espoirs
à travers le monde.
Mais cela sera-t-il suffisant pour redonner confiance au
pays et relever les énormes défis de politique étrangère
?
Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis et l’UE
ont intérêt à dépasser leurs désaccords s’ils veulent
« façonner le monde » à leur convenance dans un délai
maximum de vingt ans.
Après cette période, selon Lord Patten of Barnes ancien
Commissaire européen aux relations extérieures (1999-2004)
« les tendances économiques et démographiques nous
obligeront à partager ce pouvoir avec les deux géants asiatiques
émergeants, la Chine et
l’Inde ».
S’agissant de la Chine, on a assisté depuis les
années 1990, à un rapprochement stratégique entre ce pays et
l’UE grâce à l’instauration de réunions ministérielles
directes.
Depuis 2001, la Commission européenne a formulé cinq
objectifs politiques envers Pékin : mieux intégrer la Chine dans la
communauté internationale, soutenir le développement d’une
société fondée sur l’État de droit, favoriser son intégration
dans l’économie mondiale, améliorer l’utilisation des
financements européens et corriger l’image de l’Europe
en Chine.
Pour autant, cette relation n’est pas exempte de
problèmes.
L’UE demeure insuffisamment présente sur le marché
chinois puisque les Etats-Unis continuent d’occuper une
position prépondérante et la Russie et le Japon défendent aussi
leurs intérêts.
En outre, la crise des produits textiles en 2005 ou le
problème des droits de l’homme au Tibet illustré par de
nouvelles tensions en 2008 ont démontré, une fois de plus, le
manque de coordination entre les pays de l’UE et la
difficulté à trouver une position
commune.
A l’avenir, face aux Etats-Unis, la Russie et la
Chine, l’UE gagnerait à mettre en place des relations
cohérentes et pragmatiques.
Finalement, Pierre Verluise nous livre tout au long de
son ouvrage une réflexion structurée, précise et équilibrée, un
travail très bien documenté et fort utile pour comprendre le monde
de ce début de XXIème siècle.
Contrairement aux prévisions optimistes du début des
années 1990, le monde de l’après-guerre froide est devenu
plus instable, plus inégalitaire et plus
dangereux.
A l’image de la rose, les hommes politiques et
experts occidentaux de la fin des années 1980 ont été aveuglés par
la splendeur de la fleur, ce qui a détourné leur attention des
dangers de ses épines.
C’est la raison pour laquelle l’Histoire
continue, en espérant avec l’auteur, que l’Union
européenne s’en donne enfin les moyens, d’y participer
pleinement.
Ph.C
____________________________
[1]
Pierre Verluise est docteur en géopolitique
et fondateur de diploweb.com, premier site géopolitique
francophone. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont
Une nouvelle Europe (Karthala 2006) et Fondamentaux de
l’Union européenne (Ellipses
2008).
[2] Voir son Essai La fin de
l’Histoire et le dernier homme,
1992.
[3] A cette date, selon l’auteur, la dette
soviétique s’élevait à 70 milliards de dollars et 60% de ce
montant était supporté par l’Allemagne, la France,
l’Italie et le Royaume-Uni, contre 2,5% par les
Etats-Unis.
Actualité
géopolitique de la semaine sur le Web :
http://www.diploweb.com/L-Iran-et-le-croissant-chiite.html
http://www.diploweb.com/UE-OTAN-Georgie-quelles.html
http://www.diploweb.com/The-Arctic-a-Global-Hot-Topic.html
http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1113
http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=965&PHPSESSID=0d95dbd5f7c1f1282953f1c2505d4ca6